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Les Grands Ducs | April 23, 2018

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A propos

 

  CONTRIBUTEURS  

Thierry Richard GD

Thierry RICHARD
Fondateur – Rédacteur en Chef

En 2006, il crée le blog « Chroniques du Plaisir » pour faire partager son amour des belles choses et des bonnes tables. En 2011, il publie le guide Paris pour les hommes (Editions du Chêne) dont le programme tient dans le titre et sera traduit en anglais et… en taïwanais (allez savoir pourquoi). En 2012 suit, chez le même éditeur, Paris de tous les plaisirs et son cahier rose, itinéraire sensuel et gourmand dans la capitale. En 2013, il crée le club des Grands Ducs, esthètes curieux et désinvoltes, épicuriens sans esprit de sérieux. Et avant cela ? Il fut (dans le désordre) vendeur de chemises, économiste, entrepreneur high-tech, écrivain non publié, critique gastronomique pour les guides Lebey, journaliste littéraire, concepteur-rédacteur pour de belles marques, collaborateur éphémère du Fooding et d’Omnivore, rédacteur en chef polyglotte et diplomate de Time Out Paris. Sur son acte de mariage figure la profession de « guide touristique », ce qui finalement lui va plutôt bien. Il aime Paris, la cuisine, le champagne, les belles femmes et les voitures rapides, et se plaît à partager avec ses lecteurs les petits plaisirs de la vie en moins de 300 mots.

Pour un itinéraire plus détaillé, cliquez ici.
Pour quelques exemples de collaborations, cliquez là.

 

Frédéric Brun GD

Frédéric BRUN
Journaliste

Frédéric Brun est un homme de paradoxes. Derrière le dandy parisien assurément mondain se cache un garçon de la campagne, amateur de chevaux, féru de jardinage. Après une enfance et des études à Aix, il passe dix-huit ans dans les coulisses du pouvoir, au service de grands noms de la diplomatie et de la vie politique française. Sa plume se sentant à l’étroit dans les discours parlementaires, il décide il y a une dizaine d’années de la proposer à divers magazines, au travers de chroniques en tous genres sur la littérature, les voyages, l’histoire des grandes marques, les soirées très « select » de la capitale, les voitures… Depuis 2003, ce touche-à-tout prend aussi chaque hiver le frais dans les Alpes en participant activement à l’aventure de la course de chiens de traîneaux La grande odyssée. Cinéphile et amateur de voitures anciennes, il publie plusieurs ouvrages, dont une biographie de Cary Grant, une autre de Frank Sinatra, un livre sur les James Bond girls ou un essai sur Steeve McQueen et la vitesse. Son ouvrage  Pilotes Ferrari décroche même un prix du Comité International Olympique. S’il aime définitivement les vieilles automobiles,  c’est qu’elles représentent pour lui une invitation au voyage, une inépuisable source d’histoires et de rencontres. Comme son auteur favori Paul Morand, il aimerait bien qu’après sa mort, on fasse de sa peau une valise.

 

Guillaume Tesson GD

Guillaume TESSON
Journaliste

Petit, il créait des magazines de bandes-dessinées qu’il vendait à ses parents. Formé à Presse-Océan à Nantes, puis à Azur FM Sarajevo, en Bosnie, lors de son service militaire (il reviendra médaillé de l’OTAN), Guillaume écrit ensuite pour France-Soir, L’Express Paris, Playboy, Newlook et la presse télé. Il ressort ses crayons en 2000 pour illustrer « Paris Fines gueules, le premier Guide des restaurants d’affaires » de François Simon (éd. Eyrolles). Noël 2004 : il déguste un Montecristo N°5. Un choc gustatif dont il ne se remettra jamais vraiment, au point d’entamer une collaboration avec le magazine L’Amateur de Cigare, pour lequel il a été reporter, membre du Comité éditorial, membre du Comité de dégustation et enfin, rédacteur en chef de la version numérique anglophone. Il a publié « Cigares » (Hachette Pratique), traduit en espagnol, et « Le Petit Larousse des Cigares », traduit en russe. Ses hobbies trahissent un dilettantisme qui désoriente souvent ses proches. Ce grand enfant traque les parfums rares, collectionne les pipes et les chemises hawaiennes (« les vraies, avec les boutons en noix de coco »), pratique le Hatha Yoga (école Swami Satyananda Saraswati) et s’initie depuis peu à la magie.

 

 

Franck Pistone

Frank PISTONE
Journaliste

Gaucher contrarié, chantre du sud et de l’insularité, toujours un peu hors-cadre sans pour autant être préfet, il a essayé de se dissimuler pendant deux décennies qu’il était un artiste, pas un serviteur de la république. Réalité qu’il aurait pu saisir plus tôt s’il n’avait pas été perpétuellement occupé tantôt à bricoler des Alfa-Romeo hors d’âge, tantôt à envoyer des bouchons de champagne dans les faux plafonds d’établissements de nuit pas toujours recommandables. Les volutes de magnum 46 s’étant quelque peu dissipées, lui rendant la vue plus claire, il entreprend courageusement d’assumer sa condition de gaucher qui a trop longtemps mené une vie de droitier, selon un plan dont il espère naïvement qu’il va se dérouler sans accrocs : (1) apprendre le métier de tôlier formeur, qu’il aurait dû reprendre à son père au lieu d’aller bêtement en fac de droit et (2) partager dans ces colonnes ses multiples addictions (lui dit « passions » parce qu’il rationnalise, comme disent les psychanalystes).

 

Mickael Guidot

Mickaël GUIDOT
Journaliste

Bourguignon depuis plus de 20 générations, la légende dit qu’il apprit à nager dans un fût de Pommard  1er cru 1985. Venu travailler à Paris il y a 5 ans, il vit que l’hiver était rude et que l’éthanol avait le don de rendre Paris plus joyeux. Il en profita donc pour conjurer ses 2 passions : la publicité et l’alcool. De là est né le blog ForGeorges qui lui permet d’être informé de toutes les nouveautés et d’écumer l’ensemble des soirées, distilleries, caves et autre lieux où l’alcool coule à flot ! Il accompagne ainsi de belles marques d’alcool en buvant leurs bouteilles (et celles de leurs concurrents) par pur professionnalisme. Un voyage au Mexique, puis un autre en Turquie ont fini par le convaincre qu’il y avait autant d’alcools que de belles femmes !  De là est né sa passion pour les marques d’alcool, toujours à la découverte d’une nouvelle conquête à vous présenter !

 

 

Damien Pola

Damien GUILLOU
Journaliste

Biberonné à l’air pur de ses Vosges natales, Damien a tout d’abord pris le temps de se faire une bonne image d’Epinal avant de découvrir d’autres horizons. Son parcours le mène notamment à Marseille, une ville dont il rêve encore secrètement de défendre les couleurs dans un Stade Vélodrome où les supporters de l’OM scanderaient son nom. Plus agile pour l’écriture que les dribbles chaloupés, il assure tout de même ses arrières et affirme aujourd’hui sa plume en contribuant à divers projets d’édition, de presse  professionnelle ou grand public. Et lorsque ses partenaires octroient une trêve à ses formules ciselées, il continue à peaufiner sa plume pour parler musique, culture, voyages etc. Les voyages justement, sont très vite devenus ses obstinations. A peine remis d’une aventure qui se conclut, il imagine déjà ses prochaines sorties hors des sentiers battus. Ses souvenirs en sac à dos les plus marquants ? Les claques visuelles infligées par le désert de l’Atacama (Chili) ou les routes de Nouvelle-Zélande, l’immensité du Salar d’Uyuni (Bolivie), un bougna savamment préparé par des Kanaks sur l’Île des Pins, les visages andins des argentins de la Quebrada de Humahuaca, la quiétude islandaise, l’enivrante atmosphère de la Grosse Pomme (…), mais aussi la beauté de Paris, qu’il a appris à tant aimer.

(Photo : Philippe Booch)

 

Jean-François Maccario

Jean-François Maccario
Contributeur

De nombreux déménagements dans le grand sud et une vie parisienne de presque 10 ans n’auront eu raison de cet enfant de la Méditerranée. Il fallait revenir. Depuis que ses bains sont quotidiens une bonne partie de l’année, tout est rentré dans l’ordre. Ça et la pratique journalière de la moto. Passion indissociable de sa personne, autant pour l’objet que pour la pratique, il est toujours enthousiaste à l’idée de partir rouler pour rouler. La route, ce mythe indélébile à l’abondante iconographie qu’il apprécie tout particulièrement, est l’occasion à chaque fois pour un road movie intime. Adepte d’une philosophie toute sudiste qui pousse les paresseux à être créatifs, il traque l’instant en noir & blanc, appareil photo en bandoulière, en amoureux du cadre. Ses maîtres : Basilico, Shulman, Gursky… Le reste du temps, il exerce comme architecte en principauté de Monaco puisant son inspiration notamment et dans le désordre : le design scandinave, les Case Study Houses, les années 50, Jean Prouvé, l’architecture japonaise, Carlo Mollino… To be continued…

 

Guillaume CadotGuillaume Cadot
Journaliste

Chez les Cadot on est dans le textile ou la barbaque et on aime les sports mécaniques. Lyonnais d’origine, bercé par les métiers à tisser, l’artisanat de bouche et les bruits des moteurs, Guillaume Cadot développe depuis tout petit une attirance pour le carpe diem stylé. A l’âge de 8 ans il pilote son Dax Honda, se lance dans le BMX à 10 ans, rencontre James Bond sur grand écran à 12, s’abonne au magazine (disparu) Vogue Homme France à 14, monte à Paris à 16 pour sa première paire de mocassin 180, passe son temps dans les Alpes à 18 sur les premiers snowboard et salive devant les saucissons faits maison par son oncle depuis toujours. Loin des collines du Beaujolais, il part à Paris poursuivre ses études en école de commerce et intègre pendant 8 ans l’univers marketing au sein d’un grand groupe qui vend du hasard et beaucoup d’argent. Fatigué par les présentations PowerPoint, il abandonne et s’essaie à différents projets ; développer un bar à soupes, créer un concept store sur la montagne, des playlists pour les cafés-restaurants, s’improviser chef cuisinier pour ses amis et fréquenter bottiers, tailleurs, horlogers… En 2005 Il tente l’aventure créative chez NellyRodi un bureau de prospective internationale, parfaite rencontre entre le marketing et le style. Il affine son analyse transversale sur les consommateurs et décode les tendances de consommation. il crée en même temps le blog MyVision dédié à un certain art de vivre masculin qui parle beaucoup de style mais pas de mode. En 2009, il fonde LaB, sa société de conseil, proposant des missions de stratégie de marque, conception/rédaction et analyse de tendances. Il collabore à Influencia et joue avec des motos et des voitures pour le magazine Intersection. Sa passion pour les matières n’étant jamais très loin, il crée une collection de gilets sans manches matelassés sous son nom, CADOT™, très Pitti Uomo qu’il fait vivre avec des collaborations. Il démarre en même temps l’aventure YEES, des bracelets en cuirs faits main avec un copain artisan parisien. Comme l’élégant Philippe Noiret, il répète souvent que « la vie est un long voyage, alors autant le faire en première classe ».

 

Adrien MalboscAdrien Malbosc
Contributeur

Il aurait aimé avoir le flegme canaille de Roger Moore, le charme dévastateur de Marcello Mastroianni, et le raffinement délicieusement suranné de David Niven. Au lieu de cela, Adrien Malbosc est né avec une passion incontrôlée et délirante pour la chose automobile. De nombreux séjours à l’étranger ont fini par titiller sa curiosité, et, alors que son exaltation virait au drame, il s’ouvrit à regret à d’autres sujets. Il semblait donc sauvé du piège infernal, lorsque de retour à Paris en 2008, il rencontra une bande de gens aussi fous que lui, et une charmante demoiselle qui partageait son curieux fanatisme. Une mini de 1975, une MG B, une Alfasud et une Fulvia Berlina plus tard, il fut jugé irrécupérable pour la plupart de ses proches. Son seul salut semblait passer par la transmission de sa pathologie. Volontiers prosélyte, il tenta donc de séduire les foules en écrivant pour différents blogs, et en fondant le sien : Bons baisers de Paris. Il n’ose l’avouer, mais il espère secrètement séduire des liasses de fans en délire avec ses billets pour les Grands Ducs. Dans le cas contraire, converti aux charmes de la méditation par « The Omega Man », il se retirera probablement dans son monastère personnel constitué de quelques mécaniques anciennes, de livres sur l’élégance masculine et de films désuets.

 

Eva Roque

Eva ROQUE
Journaliste

À force de déchirer les plus belles pages des magazines alors qu’elle ne savait pas encore marcher, elle a fini par intégrer tous les codes de la presse écrite. Des études en sciences politiques et à l’Ecole des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) auraient pu la détourner de sa première vocation… C’était mal la connaître. Un trop plein de curiosité et une envie de comprendre le monde l’ont confortée dans ce choix : tu seras journaliste, ma fille. Dix ans à apprendre le métier à Nice-Matin et la voilà prête à quitter son Sud natal pour monter à Paris. Direction la rédaction de Télé 7 Jours où elle officie depuis 2006 comme chef des informations (pour ceux qui souhaitent plus de détails sur cette étrange fonction, rendez-vous au prochain apéro des Grands Ducs). Hyper active – voire épuisante pour ceux qui tenteraient de la suivre – elle a ensuite découvert les joies de la radio. Sur TSF Jazz pour commencer, et désormais sur Europe 1. Le réveil sonne tôt, mais qu’importe, puisque le plaisir est là. Et un credo : distiller l’info avec bonne humeur en tentant de prononcer les O comme les Parisiens.  Peine perdue. Multimédia,  elle traîne aussi ses talons hauts sur LCI et tient un blog (« La vie sur écrans »). Et tout cela n’était pas suffisant, elle a choisi de rejoindre, charmée, l’équipe des Grands Ducs. Pas pour parler média, mais de tout le reste. De jazz surtout et de bien d’autres nourritures terrestres. Car, capable de pleurer en entendant la voix d’Ella Fitzgerald ou de s’enthousiasmer pour un énième concert de Jamie Cullum, elle sait que le jazz n’est pas mort. Et gare à ceux qui prétendent le contraire.

 

Omega ManThe Omega Man
Photographe

Né de parents inconnus à Ibiza, The Omega Man fut recueilli et élevé au monastère de Shaolin où il partagea le dortoir de Bruce Lee, ce qui l’amena à devenir Professeur de Chi-gong dans la Silicon Valley de l967 à 1972 où il enseigna un ésotérisme profond et émancipateur à des élèves assidus et légitimement éblouis comme Bill Gates, Steve Jobs ou Michel Galabru. PDG de Goldmann & Sachs et vice-président du conseil d’administration de Total à partir de 1973, il fut injustement incarcéré à Fleury-Mérogis en octobre 1986 suite à une grave erreur judiciaire. Profitant alors de vastes plages de temps libre, The Omega Man y développa son amour sans borne pour la photographie désireux de fournir au monde un regard neuf et critique sur lui-même (le monde) au travers d’un prisme forgé par sa longue expérience existentielle multi-facettes. Féru de belles mécaniques depuis l’enfance (son copain Bruce lui prêtait ses Matchbox au monastère), il est également consultant « choix de parc automobile » auprès des grands de ce monde (Laurent G’Bagbo, Ratko Mladic, Franck Ribéry…) Sa misanthropie légendaire lui permet d’aiguiser jour après jour un regard photographique unique et incisif, reconnu de Reykjavik à Soweto, où de nombreuses expositions lui rendant hommage sont actuellement en cours mais qu’un agenda surchargé l’empêche le plus souvent d’honorer de sa présence, au grand dam du parterre de VIP en haleine.

 

Jérôme LanglaisJérôme Langlais
Contributeur

Alors qu’il se rêvait écrivain oisif dans la lignée de ses longues études d’histoire, Jérôme passe ses journées à noircir des kilomètres de .pptx. Il tente quotidiennement de convaincre des clients de la pertinence de campagnes de communication innovantes et très engageantes, forcement. Pour échapper à cet engrenage slides-prez client-ROI-bilan,  Jérôme est devenu une caricature de bon vivant, aimant par-dessus tout ripailler avec ses amis, ne rechignant devant aucune découverte ou défi gastronomique, c’est d’ailleurs ce qui l’a rapproché naturellement du créateur des Grands Ducs qu’il aime côtoyer dans une cave de Neuilly, un verre dans une main, une tranche de jabugo dans l’autre. Il applique cette quête de rencontre et d’authenticité à sa relation au vestiaire masculin. Plus que les enseignes prestigieuses qu’il ne fréquente que par obligation de représentation, il aime se plonger dans un véritable univers de marque, rencontrer les créateurs, percer leurs buts, leurs motivations, discuter façon, matériaux… Telle une midinette, il peut devenir fan d’une jeune marque au sens littéral du terme, empilant les produits, défendant partout où l’on en parle sa qualité et son intérêt, le tout de façon bêtement désintéressée. Pour contrebalancer ces bas plaisirs, il fait fructifier les heures passées, enfant, sur les motos de manège, en vouant un amour immodéré à tout ce qui marche avec de l’essence et fait du bruit, avec une attirance toute particulière pour les vieilles anglaises, surtout celles conçues du côté d’Hethel qu’il n’hésite pas à mener à la découverte de nos belles régions et de leurs spécialités, avec des copains et du jabugo bien sûr.

 

Nathalie Gastone 1Nathalie GASTONE
Sound Collector

Jouissant du privilège de connaître ses parents et donc ses origines, Nathalie cumule des ascendances luxembourgeoises et tunisiennes, ce qui lui donne en permanence un petit air bancal et l’habitude de tremper sa Weisswurst dans de la Harissa. Sa saison préférée est l’hiver, mais sec et ensoleillé, suivie de près par l’automne, mais tiède et humide.
Ayant passe une enfance sans anecdotes – à part une péritonite – dans les meilleurs établissements religieux, et ayant, comme on le constate malheureusement trop souvent chez les ex-jeunes filles bien élevées, contracté un goût immodéré de la causticité sous tous ses aspects, elle a notamment tenté, depuis son plus jeune âge, de pervertir ses coreligionnaires en leur faisant écouter des sons abscons, et est à l’origine de la grande vague d’acouphènes de 1979, injustement attribuée à l’éclosion des Walkmans sur les crânes occidentaux. N’ayant connu ni la crise d’adolescence ni l’acné juvénile, et considérant que ce sont autant d’épreuves initiatiques auxquelles elle a échappé, elle consacre l’essentiel de son temps, libre ou pas, à modérer sa prise de poids en ne reprenant pas de rab´ dans les restaurants gastronomiques (de plus en plus rarement proposé il est vrai), en commençant des livres qu’elle ne termine quasiment jamais, en contemplant les nuages de sa terrasse à Bamako et en compromettant des peintres afin d’acquérir des pièces d’art contemporain à vil prix. Obsédée de musique électronique – mais pas que – elle vous abrutira chaque semaine à l’occasion du warm-up et fera en sorte de vous faire onduler du bassin ou taper du pied à distance, grâce à une méthode sensorielle proche de la télékinésie. Il se peut même que de temps à autre elle change totalement de genre et vous surprenne dans un registre musical différent, mais n’augurons de rien, on n’est jamais à l’abri d’une bonne surprise.

(Photo : Nadia Rabhi)

 

Romain Amblard

Romain AMBLARD
Ambianceur

La musique, il est tombé dedans quand il était petit. K7, MD, CD(V), MP3; il sévit consciemment ou pas en concepteur de playlists depuis de trop nombreuses années. Il laisse pourtant la musique aux musiciens et se contente de déterrer, ratisser, digérer, sélectionner ce qui parvient jusqu’à ses oreilles. Téméraire, il n’hésite pas à associer Julien Clerc et Sébastien Tellier, parfois à la limite du casse gueule; mais toujours dans le sens du dancefloor ; ou en service commandé pour restaurants, bars et autres lieux de perdition. Mais tel David Bowie, la musique n’est qu’un prétexte à d’autres activités, tout aussi artistiques : sommelier pour son restaurant, publiciste et gastronome amateur. Cinq sens bien occupés !

 

 

 

Patricia Colmant

Patricia Colmant
Journaliste

Comme elle adore les ondulations de la mer, ses fracassements et ses couleurs changeantes, elle a jeté l’ancre au cœur de l’Auvergne où elle n’a aucune attache. Un plateau isolé, à 800 m d’altitude, avec pour horizon, à 40 km, la chaîne des puys assouvit son besoin vital d’espace. Un façon de rompre avec la vie trépidante de Paris, New-York, Bruxelles où ses 40 ans et plus de journalisme lui ont permis de découvrir une toute petite partie du monde…et des hommes. Elle rêvait à 12 ans d’être reporter sportif et a sacrifié sa jeunesse au chevet des arcanes de la construction européenne, devenant experte en montants compensatoires monétaires et niveau sonore autorisé des tondeuses à gazon. Parce que Française elle est embauchée, en 1972, au Soir de Bruxelles pour débusquer l’imaginaire sans limite des Eurocrates. Pour sortir de cette atmosphère bureaucratique, elle invente, en 1976, « Sail For Europe » une association (toujours en activité) qui aligne, au nom de l’Europe, le voilier « Traité de Rome » à la Whitbread, première course à la voile autour du monde en équipage. La vision de la montagne de la Table, à l’arrivée au Cap, après 44 jours de mer sur un voilier de 15 m est un souvenir inoubliable pour cette bourlingueuse qui après cette expérience, suivie deux ans plus tard, d’un demi tour du monde sac au dos, repiquera, en 1985, pour 25 ans au journalisme économique et financier pour Les Echos. Touche à tout ou éclectique, c’est selon. Elle a la bougeotte ayant déménagé 20 fois dans sa vie, mais elle reste fidèle à Saint-Aubin-sur mer, ses vraies racines, où elle accueille tous les étés, fils et petits enfants face à la Manche qui offre, les jours de tempête ou de grand beau, des couleurs d’une intensité inégalée.

 

Pola EmmanuelleEmmanuelle JARY
Journaliste

Elle a grandi au Cameroun. Elle s’y délectait de sorbets au fruit de la passion dans la piscine de son jardin. Il lui en est resté un goût pour l’exotisme et la chaleur humide. Quelques années plus tard, grâce à une moyenne plus qu’honorable au bac, son père lui offre un déjeuner chez Georges Blanc à Vonnas. Repas fondateur, il déclenche chez elle un nouveau penchant pour l’argenterie et le cristal en plus des tropiques. L’ethnologie de la cuisine semble être un bon compromis. Elle s’envole au Vietnam, à Zanzibar, au Japon… et revient faire son mémoire de maîtrise à Paris dans les coulisses de Lucas Carton alors encore triplement étoilé. Le 20 mars 1998, elle découvre la truffe fraîche à l’Ambroisie, place des Vosges, et décide que le champignon sera son sujet de mémoire de DEA. Parallèlement à ses études, elle devient journaliste. Elle mange et voyage pour les magazines GaultMillau, Saveurs, Air France Magazine… Des nourritures terrestres qu’elle déguste à même le bitume ou dans les plus grands palaces. Au restaurant ou sur un banc, seules la diversité des saveurs et l’authenticité des recettes l’intéressent. Depuis quelques années, son intérêt pour la cuisine se double d’un parti pris idéologique. Elle a signé une série d’articles pour Paris Match sur l’alimentation et l’environnement. Son credo : lutter pour un monde meilleur, au sens gourmet du terme.

 

pola Cyrille Chaudoit

Cyrille CHAUDOIT
Journaliste

Comprendre le monde qui nous entoure pour mieux imaginer ses évolutions, voilà qui caractérise bien Cyrille. Préférant traîner à l’époque avec les adultes plutôt que de jouer au foot avec les copains, enfant, il n’illumine pas franchement la cour de récré. Mais, fin observateur, il sait très tôt proposer aux autres ce qui leur plaira, et n’hésite pas à en faire commerce. De fait, il commence assez logiquement sa carrière au marketing d’un grand groupe média. Puis, ayant vécu la bulle Internet, le démon de la création d’entreprise s’empare de lui très vite. Il devient l’un des pionniers français du social media à 27 ans, et crée une seconde boîte sept ans après. La prochaine ? Qui sait… A l’image de son terrain de jeu favori, l’innovation dans le digital, le rythme de ce passionné accélère régulièrement. Cadrage, débordement. Blogueur, speaker, mentor, contributeur… il ne boude pas son plaisir du partage. Geek ? Un peu. Hédoniste ? Par dessus tout ! Il aime autant parler du dernier vigneron visité que du rapport de l’Homme au progrès technologique. Il ne refusera jamais de lâcher son smartphone et Twitter pour déguster un bon cigare, un single malt ou le dernier essai de Michel Serres. Car, parfois, il sait aussi déconnecter…

 

Pola Anne Carpentier

Anne CARPENTIER
Chasseuse de bonnes adresses 

Pas une parisienne de souche mais une parisienne de cœur. Du Nord où elle est née, Paris n’est qu’à 130 km. Chaque mois, ses parents l’y emmènent en poussette canne pour écumer les Puces, les antiquaires, les musées et les bonnes tables. Première ambition : conservatrice de musée. Licence d’histoire puis l’école du Louvre, à fond, passionnément, amoureusement. Parallèlement, elle change d’appartements autant que de petits copains : la rue Botzaris et les Buttes Chaumont, la rue de Thorigny et le mot « trendy », la rue Boissy d’Anglas et le luxe, la rue Mazarine et les antiquaires de son enfance, la rue de Babylone et Saint Laurent, l’avenue de Saint-Ouen et la mutation d’un quartier. Après un premier poste dans un petit musée de province, c’est le Louvre, côté mécénat, une formation aux œuvres, aux hommes et aux femmes de goût. A la naissance de son fils Darius, le mécénat est mis de côté et ses premiers amours retrouvés. Elle crée Mon Chasseur d’Adresses pour rechercher les adresses parisiennes d’exception, sinon rien. Le beau et le rare guident ses pas, pas à pas. Aussi gourmande que curieuse, un brin excessive, elle ne pouvait qu’apprécier les Grands Ducs. Tout cela au rythme de la chanson préhistorique de Georgette Plana : « On l’appelait le Dénicheur. Il était rusé comme une fouine. C’était un gars qu’avait du cœur. Et qui dénichait des combines. »